« L’entrevue du mois » avec Thomas Sainte-Rose

2014 est derrière nous avec tous ses moments partagés, ses joies, et ses sourires. Mais ne nous enfermons pas dans la routine. En cette année 2015 nous iront à la rencontre de ceux qui font que le Cercle d’Escrime de Châlons-en-champagne est ce qu’il est… Nos chers licenciés. Parents, bénévoles, compétiteurs, petits et grands, en passant par les membres du CA, tous apportent leur pierre à l’édifice qu’est notre club. Le premier à se prêter au jeu est un compétiteur, membre de l’équipe senior du C.E.C, et international français, Thomas Sainte-Rose.

Thomas, peux tu nous présenter ton parcours sportif dans les grandes lignes?

J’ai commencé à l’age de 5 ans en Martinique à l’Amical des Escrimeurs de la Française avec le maître Grubo, puis lors de mon entrée au lycée j’ai commencé à m’investir un peu plus en intégrant le Pôle outre-mer qui rassemblait les espoirs martiniquais. Au bout de 2 ans j’ai passé un cap en intégrant cette fois le Pôle espoir antilles-guyane situé en Guadeloupe. Après une année là bas j’intègre le Pôle France Jeune de Reims en tant que partenaire d’entrainement et j’y reste 4 ans.

Tu as plutôt bien commencé ta saison avec 2 quarts de final, un à Livry Gargan, l’autre à Lisieux, qu’en penses-tu?

C’est mon meilleur début de saison depuis mes débuts. Mon changement d’entraîneur ainsi que d’environnement m’apportent une meilleure préparation en vue des circuits nationaux. Il a su consolider mes bases tout en m’ouvrant sur de nouvelles possibilités.

Justement, peux-tu nous parler de ta façon de t’entraîner cette année par rapport à tes années à Reims?

C’est totalement différent de ce que je faisais avant. Je m’entraîne du lundi au vendredi de 9h à 13h. Durant cette tranche horaire on inclus de la PPG, des fondamentaux et enfin des assauts. En complément de tout cela j’ai 2 à 3 leçons par semaine.

Tu parles de différences, mais qu’y a-t-il de si différent?

Déjà la plus grosse différence est que je m’entraîne avec un groupe essentiellement composé de filles. Certe le niveau global est moins élevé mais l’implication lors des entraînements et l’intensité lors de ceux-ci compensent largement.

Lors de l’année 2013 tu as su faire une très bonne saison avec 2 sélections en coupe du monde . Qu’est ce que cela t’inspire et quels enseignements en as-tu tiré?

Cette année là m’a permis de prendre confiance en moi. Ces résultats m’ont prouvé que je pouvais atteindre ce niveau et en plus de ça être régulier. Bien sûr cela m’a donné une plus grande motivation lors des entraînements, je me donne un peu plus, car j’ai maintenant conscience des efforts à fournir pour y arriver.

Tu fais actuellement partie de l’équipe fanion du C.E.C. qui jouit d’un beau palmarès. Parles nous un peu de cette équipe et de ton rôle au sein de celle-ci.

C’est une équipe jeune par rapport aux autres équipes de N1 avec un fort potentiel. Pour la plupart on se connait depuis petit mais on a encore besoin de repères pour tirer en tant qu’équipe. Après la monté en N1, on a dû pallier à des départs et des blessures et donc recomposer cette équipe. On a quand même su se hisser à la 8ème place du championnat de France. Ce n’est pas mal pour une équipe inexpérimentée. Mon rôle dans l’équipe? je pense qu’on pourrait m’associer à un baromètre pour cette équipe. Ma forme du moment est souvent en relation avec celle de l’équipe sans être décisive pour autant.

Que peux-tu conseiller aux plus jeunes tireurs du club?

Qu’il faut être à l’écoute de ce que son maître d’armes nous apprend, même si les exercices peuvent sembler répétitifs et lassants. Même si les résultats n’arrivent pas tout de suite, il faut persévérer. D’un point de vue personnel, mon passage aux différents pôles ou CREPS m’a beaucoup appris.

Pour finir, qu’est ce qu’on peut te souhaiter pour la suite?

A court terme ce serait de gagner un circuit national cette saison et se maintenir en N1 par équipe. Pour les saisons à venir, gagner le championnat de France, et pourquoi pas une qualification aux Jeux 2020.